Peut-on dire que les « Product Data Templates »
sont interopérables ?

Dans différents pays et au sein d’organisations différentes, des « concepts » liés aux produits, tels que des caractéristiques ou propriétés, des unités et des grandeurs physiques, ne portent pas le même nom et sont par conséquent interprétés différemment par les différents logiciels. La méthodologie PDT (Product Data Template) prend cependant en compte toutes ces différences. Afin d’aider les machines à comprendre le sens voulu de l’information, il est nécessaire de disposer d’un cadre sémantique commun de concepts, de regroupement de concepts et de relations entre les concepts à utiliser.

La norme EN ISO 12006-3 (IFD – International Framework for Dictionnaries) définit les règles permettant de créer un modèle d’information indépendant de la langue et permettant à tous types de systèmes d’exploiter les concepts pouvant être référencés à partir d’un cadre commun. Les dictionnaires de données construits comme une implémentation de cette norme stockent des identifiants, appelés GUID (Global Unique Identifier), indépendants du langage de chaque concept et de chaque relation entre les concepts permettant aux machines de fonctionner avec la même définition, quelle que soit la différence de sémantique.

data templates solve interoperability issues

Pourquoi le contenu normalisé doit-il être intégré dans un dictionnaire de données ?

Comment un concept simple est-il utilisé dans l’industrie de la construction pour désigner un objet tel qu’une « porte » ? Le terme « porte » dans certains pays, comme par exemple la Norvège, désigne le « vantail de porte » ainsi que le « cadre de porte », et dans d’autres, comme au Royaume-Uni, il ne désigne que le « vantail de porte ».

Un « vantail de porte » avec un « cadre de porte » au Royaume-Uni est appelé « ensemble de porte ». Dans de nombreux cas similaires, la terminologie utilisée pour des concepts similaires tels que « porte » peut différer (par exemple, « porte » et « ensemble de porte » signifiant la même chose), ou la même terminologie peut être utilisée pour désigner différents concepts (par exemple, « porte » est un vantail de porte au Royaume-Uni et c’est un vantail de porte et un cadre de porte en Norvège).

Alors qu’un être humain peut facilement résoudre ces problèmes en se référant à une norme qui définit ce qu’est une porte, les ordinateurs ne peuvent absolument pas le faire eux-mêmes. C’est pourquoi, afin d’aider les machines à comprendre le sens voulu de l’information, il est nécessaire de disposer d’un cadre sémantique commun de concepts, de groupes de concepts et des relations entre les concepts à utiliser.

La norme EN ISO 12006-3 (IFD – International Framework for Dictionnaries) définit les règles permettant de créer un modèle d’information indépendant de la langue permettant à tous types de systèmes d’exploiter les concepts pouvant être référencés à partir d’un cadre commun.

L’identifiant globale unique (GUID) est l’élément primordial de ce cadre commun. Il sert d’identifiant unique, indépendant de la langue de chaque concept et de chaque relation entre les concepts. Cela permet une compréhension commune de la terminologie car il faut toujours associer des concepts équivalents au même sens, quel que soit le contexte (normes nationales, langues nationales, langues utilisées dans les différents logiciels) et des termes similaires qui désignent un sens différent à associer à leur sens spécifique.

Concrètement, un dictionnaire de données est une boîte de connexion contenant tous les termes techniques nécessaires aux acteurs, mappés vers les traductions et autres concepts connexes. Ainsi, lorsque l’on extrait un terme du dictionnaire, ce terme contient un identifiant unique qui conserve toutes les connexions pertinentes et significations attachées quelle que soit la langue dans laquelle vous l’exportez.

Les identifiants uniques (GUID) permettent à un concept tel qu’une « porte » dans un dictionnaire de données d’être lié logiquement aux identifiants uniques (GUID) d’autres concepts telles que des propriétés, des grandeurs physiques, des unités, etc. En utilisant tous ces identifiants uniques (GUID) et relations, le sujet « porte » est liée à sa propriété « classement au feu ». Le « classement au feu » a une méthode d’évaluation spécifique – une mesure, qui s’exprime ensuite par une valeur spécifique avec une unité spécifique.

Voici comment les ensembles des données de produit sont créés dans un dictionnaire de données. Idéalement, un dictionnaire de données devrait contenir toute la diversité des concepts et des relations entre eux. Cependant, comme il s’agit d’un dictionnaire, il ne distingue pas tous les concepts et relations propres à un type de produit donné. Le contenu qui est issu des normes européennes et internationales et qui a été correctement stocké et défini pour une utilisation numérique dans un dictionnaire de données doit être organisé en structures de données appelées « Product Data Template (*) ». Les « Product Data Template (*) » regroupent les informations, issues des normes, pour des types de produits spécifiques.

La méthodologie pour créer des « Product Data Template (*) » via le dictionnaire de données et un processus standard pour définir et approuver les ensembles de données appropriés est décrite dans les trois normes actuellement développées au sein du CEN TC/442 WG 4.

Sur la base de ces travaux de normalisation et après une étude approfondie du marché, Cobuilder a présenté son nouvel outil appelé Cobuilder Define. Cobuilder Define est un outil permettant de créer et de gérer un dictionnaire de propriétés, de groupes de propriétés et de « Product Data Template (*) » permettant de décrire des entités techniques. En savoir plus sur Cobuilder Define.

  • (*) Les entités techniques pertinentes pour l’échange d’informations sur les matériaux dans le cadre d’un projet de construction vont au-delà du terme « produit ». En effet, Il existe d’autres entités tels que les systèmes, les composants, les éléments et les matériaux. Afin de couvrir l’ensemble des « Data Templates » pour les travaux de construction, les comités de normalisation parlent désormais de « Data Template » plutôt que de « Product Data Template ».
2018-12-03T11:16:39+00:00décembre 3rd, 2018|